23-02-08
...
Bientôt ce fut un roman : Les estropiés. Les fantômes de leur vie y dévoilaient leurs infirmités, les os cassés des existences.
A la fin, le narrateur échouait à raconter le monde à l'aveugle qu'il aimait.
Les pages étaient d'ombres, la chambre d'isolement, et la nuit d'attente.
Les amants, au bas d'un poème déliaient leurs mains et disparaissaient dans le fond sans teint de reflets amnésiques.
Commentaires
Il faut toujours échouer à écrire, c'est la seule promesse du "livre"...
Les amants se délient du livre, pour accueillir le printemps...
Et le vent tourne les pages du livre délaissé, tandis que les amants inventent les saisons, ainsi ils n'ont plus besoin ni de mémoire, ni de miroirs...
Simplement un regard, simplement un silence...
L'attente souveraine réinventée à chaque instant...
Il faut toujours échouer à aimer, c'est la seule promesse de l'amour...
Les écrivains épousent la parole, pour défleurer le silence...
Et la mer ressasse dans ses roulis les caresses des amants, tandis que leurs mots, déjà, ont abolit le temps, le baiser d'un été sur le front des froidures, l'éternité des ombres...
"Il faut toujours échouer à aimer, c'est la seule promesse de l'amour..."
...Et aller s'échouer très loin, pour tenir parole.
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