Par la prunelle de tes mots

"C'est toujours la vieille parole qui veut être là à nouveau sans parler."

16-01-08

...


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Elle ne sait plus exactement, personnage ou femme, quel corps elle habite. Elle a perdu le fil de son propre cours, et ne parvient plus ni à s’inventer, ni à se deviner. Elle dépend de lui… de sa voix toute entière posée sur son existence comme un ciel d’orage qui enferme et renoue, un toit lourd et abstrait, sous lequel un beau jour elle a accepté de vivre, sans savoir pourquoi, comment, lui, eux.
Ils n’ont jamais parlé d’avenir, ni créé de rêve sur le coin d’un oreiller, ils ont vécu comme des enfants, portés par un fleuve sans choix ni engagement, le flux des sans serment.
Ses songes à elle naissent du silence et de la nuit, au pied des livres et des mots, ou bien… quand elle se prend à le regarder dormir, se demandant ce que ce corps déposé près du sien comme une évidence, a à lui dire de son destin ou de sa liberté.

Posté par prunelledesmots à 19:02 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Sans doute attendons-nous de l'autre qu'il nous révèle ce que nous ne sauront jamais de nous même...
L'amour tient peu-être dans cette révélation, dans cette nuit qui nous habite et qui devient brusquement notre seul chemin...

Posté par Franck, 20-01-08 à 12:18

oui je connais cette verité là...
ces mots pourraient être pour moi en cet instant

Posté par menfin, 14-05-09 à 23:31

ces mots me parlent, résonnent encore et toujours,...

Posté par douxize, 11-08-09 à 11:26

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